Un brin d’histoire

La majeure partie de Saint-Narcisse était le fief du Seigneur de Beaurivage.  Le peuplement du territoire s’est fait à partir des années 1820.  La route Craig, ouverte en 1810, fut l’artère vitale qui conduisit les colons irlandais, canadiens-français, allemands et anglo-saxons sur les terres qui constituent aujourd’hui la paroisse de Saint-Narcisse.

Une bonne part de Saint-Narcisse faisait alors partie de la paroisse de Saint-Gilles.  Mais les habitants des rangs Iberville, Saint-Noël, Saint-Thomas et Fiddler Green (le Violoneux vert) devaient prendre toute leur journée du dimanche pour aller remplir leurs devoirs religieux à Saint-Gilles … à condition que les crues de la Beaurivage ne leur interdisent pas le passage.  On commence donc à faire des démarches auprès de l’archevêché de Québec afin d’obtenir un curé résident.

La naissance de Saint-Narcisse a bien failli entraîner la mort de la paroisse-mère de Saint-Gilles.  L’archevêque de Québec accepte bien de créer la paroisse de Saint-Narcisse en 1872 mais Saint-Gilles et Saint-Narcisse devront se partager le même curé avec résidence… à Saint-Narcisse.  Dans la correspondance avec l’abbé Bernier, ce premier curé, Mgr Taschereau ne cache pas son intention « d’anéantir » la paroisse de Saint-Gilles.  On reproche aux Gillois de ne pas payer leur dîme.

Le décret d’anéantissement de Saint-Gilles sera même lu au prône du dimanche de Pâques 1876.  Mais à force de pressions, de suppliques et aussi de promesses d’argent, les habitants de Saint-Gilles réussiront à révoquer la décision de l’archevêché dès le mois de juin.

Au moment de sa fondation, on dénombre à Saint-Narcisse 450 âmes.  Outre Saint-Gilles, les paroisses limitrophes de Saint-Patrice, Saint-Lambert et Saint-Bernard ont dû céder du territoire à la nouvelle localité.  Il semble bien que Saint-Narcisse doive son nom à Narcisse Dionne, un riche et influent marchand de Saint-Gilles qui a joué un rôle prépondérant dans la petite histoire de ce coin de Lotbinière.  Cependant, dans les années 1930, certains paroissiens auraient entrepris, sans succès, des démarches pour changer ce patronyme.  En effet, la fête de Saint-Narcisse tombe le 2 janvier et il semble qu’on n’était pas trop enclin à souligner cet anniversaire dès le lendemain du jour de l’An.

Quant au nom de Neubois, une première hypothèse veut qu’il doive son existence à une forêt de jeunes bouleaux qui auraient poussé après un feu sur l’emplacement du village.  Une deuxième tradition, plus vraisemblable celle-là, en rattache l’origine à un village alsacien du même nom, situé près de la frontière franco-allemande.

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